Nos trois églises

Saint Luc
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04 72 16 05 27
 

5ème dimanche de Carême

Confinement 2020

Vous pouvez regarder la vidéo de cette homélie sur la page facebook de la paroisse. En voici le texte :

« Elle est vivante, la parole de Dieu » (He 4, 12). Les lectures de ce dimanche sont l’un des multiples exemples de jusqu'à quel point cette parole n’est pas seulement vivante mais aussi actuelle. Par cette lecture, je vais nous montrer l’actualité de cet Évangile. Alors, allons-y !

Tout d’abord, la Résurrection de Lazare. On connait le contexte des signes de Saint Jean qui nous accompagnent tout au long de ce carême. Ce qui m’attire dans le texte, c’est d’abord ce premier dialogue : « Seigneur, celui que tu aimes est malade ». Et Jésus répond : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu ».

Dans le contexte de cet Évangile, il s’agit du message que Jésus envoie à ceux qui y sont présents : Il le maitre de la vie ! Il est capable de donner la vie là où la mort a commencé à gagner ! Il est plus puissant que la mort ! Dans le contexte que nous traversons actuellement, l’épidémie de covid19, je poserai une question : est-ce que cela veut dire que cette maladie, ce virus – même si ce n’est pas la volonté de Dieu proprement dite – est pour la gloire de Dieu ?

Premièrement nous pouvons redécouvrir que Jésus est un Dieu vivant qui n’est pas enfermé dans nos églises. Il est présent aussi hors de l’Eucharistie. Depuis presque deux semaines nous ne nous sommes pas réunis et pourtant, Il est là présent dans notre cœur. Découvrir que Jésus est présent au quotidien. Deuxièmement, nous pouvons redécouvrir jusqu’à quel point les prières individuelle et familiale sont importantes.  Et puis, troisième chose, puisque nous ne pouvons pas nous réunir, nous pouvons voir jusqu’à quel point la messe est importante. Et quand je dis « la messe », je pense à deux dimensions : bien sûr, d’abord la communion au corps du Christ, ce que vous ne pouvez pas faire actuellement. Moi en tant que prêtre, je continue à communier, ce que je fais d’ailleurs au nom de vous tous ! Ensuite, la messe comme une prière de la communauté. Déjà j’imagine la joie de la première messe après le confinement, la joie immense de se retrouver en communauté pour prier Dieu.

En revenant à Lazare… quand même un jour, après être revenu à la vie, il serait mort. Cela nous permet comprendre que Jésus en disant « quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais » parle de ce qu’on appelle la mort spirituelle, autrement dit le péché. Je suis comme Lazare dans le tombeau au moment où je fais quelque chose qui enlève la joie, l’espérance, l’amour, la vie en moi. Je suis comme Lazare dans le tombeau quand je fais des choses qui m’empêchent d’avancer dans la vie spirituelle. On peut donner facilement des exemples : la colère, le manque de patience, l’égoïsme… cela dépend de la vie de chacun de nous, car nous sommes différents. Mais tout cela qui m’amène vers la mort fait que je suis comme Lazare dans le tombeau. Et la Bonne Nouvelle est que Jésus veut entrer dans ce tombeau pour nous ressusciter !

Alors demandons au Seigneur qu’il nous réveille de ce sommeil de la mort. On peut le faire en reconnaissant que nous sommes pécheurs. Ou encore mieux, reconnaitre comme Marthe et Marie que Jésus est la vie et la résurrection. Une des manières de le faire est d’avouer sa faute. Nous savons bien que dans ce temps de confinement, il n’est pas possible de se confesser auprès d’un prêtre. C’est pour cela que le pape François nous rappelle : « Demandez pardon de tout votre cœur, en récitant l’acte de contrition. Promettez-lui : Plus tard, je me confesserai, mais pardonne-moi maintenant. Et immédiatement, vous ressentirez de nouveau la grâce de Dieu ». Une prière sincère au Seigneur par laquelle je lui confie ma vie, y compris ma faiblesse, ma difficulté, mon péché et Lui, Jésus me ressuscite. C’est pourquoi nous pouvons dire comme le psalmiste de ce dimanche (Ps 129) : Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, du fond de ma chambre où je suis confiné, Seigneur, écoute mon appel ! Oui, près du Seigneur est l’amour ; près de lui abonde le rachat. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Vous voyez, Jésus est bien parmi nous. Nous nous préparons à la fête de Pâques pour manifester qu’Il est parmi nous. Et en parlant de la confession, de cette possibilité de se reconnaitre vrai devant le Seigneur, écoutons ce que Jésus dit à une de sœurs de Lazare : « Moi je suis la résurrection et la vie. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui Seigneur, je le crois ! » Alors la question à toi : Crois-tu que Jésus est la résurrection et la vie pour toi ? Qu’Il peut te réveiller de ce sommeil de la mort spirituelle pour que tu sois en vie ? Crois-tu cela ? J’espère que ta réponse est celle que nous venons d’entendre : Oui Seigneur, je le crois !

Que ce partage qui est un peu plus long qu’une homélie standard – mais on a le temps car nous sommes confinés – nous aide à accueillir cette Bonne Nouvelle que la parole de Dieu est vivante et actuelle. C’est pour cela que je vous invite à lire et méditer la Parole de Dieu tous les jours. Alors chers frères et sœurs, chers paroissiens, bon temps de ce carême. Marchons vers la fête de Pâques. Amen.

Przemek

Edito

Que la paix du Seigneur soit avec vous !

Chers paroissiens et paroissiennes,

Nous vivons une période inédite ! Il faut remonter dans le passé pour comprendre ce que nous vivons aujourd’hui. A différentes époques, c’était la terreur de la guerre ou la peur de la peste et aujourd’hui le confinement est dû à l’épidémie du coronavirus. Il ne faut pas tomber dans la psychose ou dans la peur et entraîner les autres sur ce chemin.

Afin de lutter et d’arrêter la propagation du coronavirus, nous ne pouvons plus célébrer l’eucharistie ensemble, nous ne pouvons plus avoir des réunions dans une même salle, nous ne pouvons même plus aller à l’enterrement d’un ami. C’est dur pour les familles en deuil de ne pas avoir des amis autour d’eux en ce moment. Oui, les temps sont difficiles mais nous ne devons pas nous laisser écraser par la peur. Nous devons être habités par l’espérance : le Seigneur est là dans les moments de joie et de peine. Ne soyons pas troublés par ce qui arrive mais gardons la paix. Notre paix n’est pas dans ce qui nous arrive mais dans la personne de Jésus et de sa parole. En ce temps difficile, Jésus est notre seul refuge et sa Mère nous le fait comprendre dans l’apparition de Pontmain en 1871 : « Priez mes enfants ; en s’adressant aux petits voyants, mon Fils se laisse toucher ; il vous exaucera en peu de temps. » C’est cette espérance qui nous animera pendant tout ce temps du confinement. Que nos foyers deviennent les foyers d’espérance, de charité et de prière. Nous vos prêtres, célébrons la messe tous les jours pour vous et pour le monde entier. Si vous ne pouvez plus communier maintenant, vous pouvez communier spirituellement aux messes célébrées par vos prêtres.

Nous sommes dans une espèce de jeûne imposé pour nos rencontres, nos visites, nos célébrations, etc… Rappelons-nous que le jeûne a toujours été lié au partage. Vivons-le comme un temps de solidarité, de protection des autres, d’initiatives (téléphoner par exemple), mais aussi de sérénité, de bienveillance, de « charité », c’est à dire de communion spirituelle. Prions les uns pour les autres, spécialement pour les soignants et pour les plus éprouvés. Ne sommes-nous pas membres de la «communion des saints », non pas les saints du calendrier, mais tous ceux desquels Jésus reste « proche » quoi qu’il arrive par son Esprit ?

Chers enfants, nous voulons nous adresser aussi à vous. Avec cette première semaine de confinement, vous comprenez bien que ce n’est pas un temps de vacances. Tous, nous sommes appelés à lutter ensemble contre ce virus et à continuer à travailler à distance. C’est pour cela que nous vous encourageons à accomplir vos devoirs scolaires, car grâce à la technologie, cela est possible. Il n’est pas évident d’accepter de pas sortir de la maison sans raison importante ou ne pas jouer ensemble avec des amis. D’autant plus, essayez d’écouter vos parents et soyez sages pour bien vivre ce temps très particulier ! Comment ? En faisant solidement vos devoirs, en aidant dans le ménage, dans la garde de vos petits frères et sœurs ou tout simplement en restant tranquilles et serviables. Et n’oubliez pas : Jésus est toujours avec nous, même si nous ne pouvons pas nous réunir dans l’église ! Nous vous demandons de prier régulièrement à la maison, et si possible, ensemble en famille. Aussi, prenez le temps chaque dimanche pour écouter la Parole de Dieu en partageant ce temps avec vos parents et en participant à la messe à la télévision.

 Que le Seigneur garde vous tous dans sa paix, qu’il éloigne de vous tout mal et qu’il vous donne de devenir des foyers d’espérance pour les autres. Et ne laissons personne au bord du chemin, gardons le lien par téléphone, prenons soins les uns des autres et respectons scrupuleusement les consignes qui ont été données afin d’arrêter le coronavirus. On est ensemble comme on dit en Afrique !

Fraternellement,

Przemek, Roger et Dominique

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